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Monseigneur Raymond St-Gelais Cliquez ici j'ai un petit mot pour vous (vidéo) UNE ÉGLISE PORTÉE PAR UNE ESPÉRANCE TENACE "Nous portons un trésor dans des vases d'argile" (2 cor 4,7). C'est ainsi que l'apôtre Paul laissait voir sa fragilité dans l'exercice de son ministère. Cette fragilité, notre Église en fait quotidiennement l'expérience dans son cheminement communautaire. Mais les germes d'espérance ne manquent pas. Je me permets ici d'évoquer une rencontre des évêques du Québec avec le pape Jean-Paul II à l'occasion d'une visite à Rome. Nous lui avions présenté le contexte social et religieux du Québec, laissant voir qu'il s'agissait d'une expérience de désert. Et notre pape avait eu cette parole pleine d'espérance : "Ce temps est toujours le temps de Dieu, qui ne peut manquer de susciter ce dont a besoin son Église lorsqu'elle reste disponible, courageuse et priante". Oui, ce temps est bien le temps de Dieu. C'est un appel à vivre à fond l'aventure de la foi, à miser davantage sur la présence vivante de Jésus au coeur de son Église. Au cur de nos fragilités, l'Esprit creuse en nous la pauvreté qui nous permet d'accueillir le projet de Dieu sur son Église, une Église présente aux enjeux du monde. De fait, l'Esprit souffle où il veut. On ne peut l'enfermer dans ses projets ou ses visions personnelles. Il faut plutôt chercher la direction qu'il prend, saisir ses appels, ses inspirations. Mais cela suppose une grande disponibilité, un coeur ouvert. Une simple recherche intellectuelle ne saurait suffire. Seule une démarche de conversion, vécue dans la prière, nous permettra d'accueillir ce "coeur de chair", ce "coeur nouveau" qui nous rendra capables de saisir les nouveautés de l'Esprit, les prémices d'un monde nouveau. Bien sûr, les voies nouvelles comportent souvent des risques d'impasse mais, dans un monde en pleine évolution, on ne peut envisager l'avenir avec espérance si on reste prisonnier des solutions du passé. Plutôt que de gémir sur le passé, nous sommes appelés à découvrir comment Dieu est en train de bâtir un monde nouveau à travers les changements que nous connaissons. Nous devons participer à l'ouverture de ce monde, chercher à le comprendre, prendre part à ses débats, saisir ses aspirations profondes pour que l'Évangile puisse devenir une source qui irrigue et rafraîchit la vie, les joies, les peines et les espoirs des gens. C'est là le défi missionnaire de notre Église, un défi plein d'espérance! Raymond St-Gelais
Jésus, D'après Jn 17, 20-23
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